Année de production : 2026 – Pays : France – Durée : 120 minutes – Date de sortie : 23.09.2026
Avec: Adèle EXARCHOPOULOS – Sara GIRAUDEAU – Sarajeanne DRILLAUD JUDITH – Anne SUAREZ MARIANNE – Mathilde ROEHRICH CHARLOTTE
SYNOPSIS: Garance est une jeune actrice alcoolique. Huit ans d’un parcours fait de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs… Mais aussi une révolution intime, amicale et sexuelle, un chaos aux allures de « grande récré » où se mêlent autant d’amour que de destruction.

(édité par Roberto Tirapelle)
Dans son dernier film, Jeanne Herry se concentre sur l’étude de la dépendance à l’alcool et sur la quête de l’autre. Les deux actrices livrent une performance faite de vertige et de douceur : “cris et chuchotements”.

Jeanne Herry, actrice, réalisatrice et scénariste française, participe pour la première fois au Festival de Cannes avec Garance. La cinéaste possède déjà une belle carrière à son actif, entamée en 1990, notamment en tant qu’actrice. Elle a rencontré un grand succès critique et public avec Pupille (2018) et Je verrai toujours vos visages (2023), deux films centrés sur l’aide sociale à l’enfance et la justice restaurative — des thématiques familiales et sociales qui lui sont chères.
Jeanne Herry ancre toujours ses récits dans la réalité, s’appuyant sur les voix de ceux qui vivent ces expériences — juges, familles d’accueil ou personnes incarcérées. Elle adoptait alors les points de vue d’une multitude de personnages. Dans ce film, en revanche, j’ai voulu raconter l’histoire d’un personnage unique, une femme dans la force de l’âge, en suivant son parcours sentimental, professionnel, familial et amical.
Par ailleurs, la réalisatrice a choisi ici une actrice pour sujet et la suit dans ses déplacements, car c’est une profession nomade. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Jeanne Herry a elle-même fait l’expérience de ce métier. L’héroïne n’est pas une diva ; elle fait partie d’une troupe et tente de jongler entre théâtre, tournages et doublage dans des contextes variés, ce qui l’amène à beaucoup utiliser les transports. À cet égard, on perçoit sa proximité avec les acteurs et la réalité éprouvante de leur travail.
Il faut ajouter à cela l’intérêt de la cinéaste pour les addictions, et plus particulièrement pour l’alcool. Son héroïne est en effet alcoolique.



Jeanne Herry signe ainsi une œuvre très touchante, fruit d’un travail de huit ans, caractérisée par une grande précision dans le cadrage : des plans qui semblent lents mais gagnent en dynamisme en explorant deux facettes : la fragilité liée au travail et la dépendance. L’alcool est omniprésent, marquant tout, de la solitude aux nuits de musique arrosées ; autant d’éléments qui dessinent le portrait de Garance. La rencontre avec Pauline apporte une étincelle émotionnelle et sentimentale qui, sans produire de résultats immédiats, permet finalement, grâce à la constance, à la douceur et au naturel de Pauline, de rétablir l’équilibre. La rédemption de Garance jouera également un rôle clé.
Les trajectoires de Garance et de Pauline sont retracées par la caméra de Jeanne Herry à travers ellipses, voix off, dialogues de qualité, musique, émotions vives et thématique de la dépendance. Une mise en scène à la fois déterminée et empreinte de douceur.
Les deux actrices

Adèle Exarchopoulos incarne Garance. Elle est désormais l’une des actrices françaises les plus prisées de la nouvelle génération. Après avoir débuté dans des courts et longs métrages dès 2006, elle a connu une consécration majeure avec la Palme d’or décrochée pour La Vie d’Adèle : Chapitres 1 et 2 (2013). S’en est suivie une carrière fulgurante, marquée par un nouveau tournant décisif grâce à Je verrai toujours vos visages (2023), réalisé précisément par la cinéaste qui a dirigé Garance. D’autres films marquants ont jalonné son parcours ; elle s’apprête aujourd’hui à sortir Mariage au goût d’orange — également présenté à Cannes cette année — et prépare deux autres projets : l’un pour 2027 sous la direction de Megan Park, et l’autre pour 2028, réalisé par le célèbre Park Chan-wook. Vingt ans de cinéma et de nombreuses récompenses prestigieuses. Dans Garance, elle impose une présence puissante, la caméra étant constamment stimulée par sa performance. Jeanne Herry, qui la connaît bien, en parle en ces termes : « C’est un animal à sang chaud auquel on peut s’attacher d’emblée, elle est captivante… et c’est une grande actrice. » Elle allie pulsion vitale et maîtrise technique du jeu. Voici ce qu‘Adèle déclare à propos de sa partenaire Sara : “Et Sara arrivait à rendre nos scènes agréables, douces et ludiques. C’est donc facile de l’aimer et de jouer un coup de foudre avec elle.”
Sara Giraudeau incarne Pauline. Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer Sara à propos d’autres films. Elle a débuté sa carrière à l’âge de dix ans et a depuis évolué tant au cinéma qu’au théâtre. Elle a remporté deux Molières ainsi qu’un César et a été faite Chevalier des Arts et des Lettres. De sa timidité et de sa douceur a émergé une grande actrice. Certes, l’associer à une personnalité aussi forte qu’Adèle représentait un pari audacieux, car leurs présences contrastent, et pourtant, elles ont trouvé une harmonie extraordinaire. Elle a même réussi à adoucir Adèle. La réalisatrice évoque ensuite leurs sourires, qui ont parfois illuminé le film : « Il y a quelque chose de lumineux chez toutes deux : l’une a des yeux d’un bleu spectaculaire, l’autre un regard noisette pénétrant. » Quant à Sara, elle confie au sujet de sa partenaire Adèle : « C’était la première fois que je jouais une histoire d’amour avec une femme. Nous étions si libres que tout fut très fluide entre nous. »

Musique
Pascal Sangla est un musicien qui entretient une longue collaboration avec Jeanne Herry ; il a composé la musique de toutes ses œuvres. Le thème principal est une musique électronique qui s’accorde parfaitement au parcours de Garance, marqué par des alternances d’euphorie et de calme. Quant aux morceaux non originaux, ils sont issus de musiques de fête.
Chef maquilleur
Bien qu’il ne s’agisse pas d’un film d’époque nécessitant un travail de maquillage très élaboré, la prestation de Christophe Oliveira, chef maquilleur, s’est révélée remarquable, même si elle reste discrète. Il a dû rendre compte des différents stades de dégradation de Garance, en s’appuyant sur une actrice capable de transformer considérablement son corps et son visage. Ce travail a ensuite été affiné grâce à un ajustement spécifique lié à la dynamique des séquences.

LISTE TECHNIQUE
Produit par Alain ATTAL et Hugo SELIGNAC
Coproducteur Patrick QUINET
Musique Originale Pascal SANGLA
Scénario de Jeanne HERRY
Avec la collaboration de Roxane BETTINGER et Gaëlle MACE
Directeur de la photographie Antoine CORMIER
Cheffe monteuse Laurence BRIAUD
Chef décorateur Nicolas de BOISCUILLE
Son Nicolas PROVOST
Loïc PRIAN, Guadalupe CASSIUS
Marc DOISNE
Première assistante réalisatrice Hélène FABRE
Scripte Chloé RUDOLF
Cheffe costumière Ariane DAURAT
Chef maquilleur Christophe OLIVEIRA
Chef coiffeur Stéphane DESMAREZ
Directeur de production Vincent PIANT
Régisseur général Benjamin “Bijam” JOURNET
Directeur de postproduction Nicolas MOUCHET
Superviseur musical Emmanuel FERRIER
(cr ph. Trésor Films – CHI Fou Mi Productions – Studio Canal – France 3 Cinéma – Artémis Productions)