Documentaire 3D stéréoscopique
Durée: 68 minutes – France – 2026 – Dates de sortie: France : 16 septembre 2026
Précédé de STEREODROME un court-métrage de Denis Gaubert
Documentaire 3D stéréoscopique – Durée : 14 minutes
(édité par Roberto Tirapelle)
Paris, 1903. A l’âge de 9 ans, Jacques commence à emprunter l’appareil photo stéréoscopique de son père, qui photographie le relief. Dès lors et pendant 25 ans, il capture tout ce qu’il aime, en trois dimensions et en amateur, uniquement pour son plaisir et celui de ses proches.
Denis Gaubert fait ses débuts dans le long métrage en s’immergeant — avec une extrême clarté — dans les photographies stéréoscopiques de Jacques-Henry Lartigue, ainsi que dans le début du XXe siècle, une époque de grands progrès. C’est aussi l’occasion de marquer le 40e anniversaire de la disparition du photographe.

Denis Gaubert, chef opérateur ayant travaillé sur plusieurs films importants (d’Isabelle Czajka à David Lynch), réalise son premier long métrage documentaire, La Vie en relief.
L’idée du film pour Gaubert faisant partie d’une exposition intitulée Toute photographie fait énigme, que j’ai découvert pour la première fois des stéréoscopiques anciennes, en soulagement. Il y a une explication ici pour donné naissance au film. Après quelques recherches, il découvre un coffret de 100 photographies stéréoscopiques de Lartigue, publié en 2004. Il comprend l’importance du paysage et de la profondeur.

Sachant que Lartigue a pris 120 000 photographies en 80 ans, le réalisateur s’est concentré sur les 5 000 images stéréoscopiques qu’il a réalisées sur une période de 25 ans. La Donation Lartigue a accepté de numériser celles qui ne l’avaient pas encore été. Gaubert précise : « J’ai étudié cette image. Comme les écrits de Lartigue sont très précis, je peux facilement retrouver les conditions de la prise de vue : dates, personnages, contexte. Il est également aisé de retracer ses histoires à travers ces photos. »
Avec 5 000 photographies à disposition, la sélection était déjà trop vaste ; le réalisateur a donc fait appel à d’autres membres de l’équipe du film (le producteur, le monteur, la collaboratrice au scénario) pour affiner le choix. Ils ont sélectionné 323 photos stéréoscopiques.
Le réalisateur a déclaré : « C’est le montage qui a fait naître les textes, tout comme l’insertion de citations authentiques de Lartigue. »
Le choix des voix.
Tout d’abord, Milo Machado-Graner — l’acteur révélé par Anatomie d’une chute (réalisé par Justine Triet) — possède une élocution vive, spirituelle et passionnée. On dit qu’il s’exprime comme Lartigue.
Ensuite, un duo de narrateurs a été choisi : Hervé Pierre, comédien et metteur en scène français, possède le talent nécessaire pour évoquer la famille Lartigue, son inventivité et sa singularité. Luàna Bajrami, actrice et réalisatrice franco-kosovare, a une voix tout en retenue, mais empreinte de magnétisme. Comme le précise le réalisateur : « Elle fait entendre le doute, le conditionnel, les fragilités du récit. Elle se pose des questions. »
Gaubert a pu documenter le travail de Lartigue jusqu’en 1929, année où le photographe a délaissé la stéréoscopie ; il a toutefois poursuivi son projet jusque dans les années 1960, après qu’une exposition de ses clichés au MoMA a consacré sa notoriété aux États-Unis. Cette exposition a été suivie de plusieurs émissions télévisées ; le réalisateur a fini par retrouver, au terme de longues recherches, l’enregistrement de l’une d’elles, datant de 1972, pour en intégrer quelques extraits au film.

Au début des années 1930, alors que ses clichés atteignent un glamour inédit, Lartigue abandonne l’esthétique de la 3D pour se tourner vers de nouvelles recherches visuelles. Il délaisse l’imprévu au profit d’espaces plus vastes, s’orientant ainsi vers le format panoramique. Cette évolution témoigne manifestement de l’influence des nouveaux appareils photo, du cinéma et des magazines de mode.
En fin de compte, la beauté du documentaire réside dans la découverte que les images de Lartigue représentent un moment unique de l’histoire de la photographie. Elles deviennent une attraction visuelle. Comme le précise le réalisateur : “Avec une hyperacuité, l’attention peut circuler autour d’un objet immobilisé en pleine vie, en un instant : la trajectoire d’une boule de feu, un chien qui s’envole, de l’eau en suspension”.
Denis Gaubert Filmographie – Chef opérateur
- L’année suivante de Isabelle Czajka
- Les nuits avec Théodore
de Sébastien Betbeder - Edgar Morin, Chronique d’un regard
de Céline Gailleurd et Olivier Bohler - We blew it de Jean-Baptiste Thoret
- David Lynch une énigme à Hollywood de Stéphane Ghez
LISTE ARTISTIQUE-TECHNIQUE
Production : Nicolas Schmerkin, Autour de Minuit
Collaboration au scénario : Anne-Claire Lehembre
Conseil scientifique : Kim Timby
Chef monteur : Alexandre Westphal
Montage son : Philippe Deschamps
Mixage : Roman Dymny
Traitement des images : On-Situ
En coproduction avec l’Association des Amis de Jacques Henri Lartigue
Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée.
La Région Bourgogne Franche Comté en partenariat avec le CNC
La Fondation Jacques Henri Lartigue abritée par la Fondation de France – La Procirep et de l’Angoa
Distribution France : UFO Distribution
( cr ph. Jacques Henri Lartigue © Ministère de la Culture (France) MPP-AAJHL)


