Festival de Cannes 2026 – Hors Compétition- Année de production : 2026 – Pays : France, Belgique – Durée : 122 minutes
Avec: Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Gilles Lellouche et Vimala Pons
(rédigé par Roberto Tirapelle)
Synopsis court – Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort
de son épouse et désespère Armand, son galeriste.
Pierre Salvadori présente son dernier film à l’ouverture du 79e Festival de Cannes et ne déçoit pas. La Vénus électrique est un magnifique conte, filmé avec rythme et chorégraphie, entre illusions et tromperies, et non sans une pointe de mélancolie. Une distribution exceptionnelle.

Pierre Salvadori, réalisateur, acteur et scénariste français, signe un retour brillant avec une comédie, un de ses genres de prédilection. Et le film regorge d’éléments : ambiguïté, escrocs, fausses diseuses de bonne aventure, peintres hantés par le souvenir d’une perte, galeristes véreux et le fantôme du compagnon du peintre. Avec ce onzième long métrage, Salvadori confirme son talent de réalisateur, et sans la couleur, le film n’existerait même pas, car Paris en 1928 est un magnifique pastel.
Le contexte de cette période si particulière est dû, selon Salvadori, à son rôle de réalisateur dans un film de Rebecca Zlotowski, à la fin des années 1930, un drame sentimental sur l’occultisme. En résumé : « Une fausse voyante persuade un jeune peintre qu’elle peut le mettre en contact avec sa défunte épouse, etc.» Bref, il est amusant de constater que dix ans plus tard (le film de Zlotowski date de 2016), Salvadori a réalisé et écrit le film de son personnage.

Plusieurs récits s’entremêlent sans se rejoindre : le visuel, le social, le romantique. La mise en scène embrasse ces dimensions. Visuellement, le film est spectaculaire, comme nous l’avons déjà souligné. C’est une histoire idyllique car, finalement, des sentiments naissent entre les protagonistes. Elle se déroule dans une société qui, au-delà des artifices, repose sur l’argent et les classes sociales, sur les profits de l’art.
La fiction mêlée d’ironie, l’inventivité développée autour de la manipulation et des intérêts, sont des risques cinématographiques difficiles à éviter, mais Salvadori, grâce à sa mise en scène, parvient à les surmonter pour conquérir les acteurs et le spectateur.
ACTEURS

Anaïs Demoustier interprète Suzanne, la fausse médium. Forte d’une riche expérience au cinéma, à la télévision, dans les séries et au théâtre, elle a reçu de nombreuses récompenses, dont six César et un Molière. À la fois attachante et combative, elle a su relever un défi de taille. Salvadori déclare : « C’était un rôle très technique, et elle a réussi à le rendre précis, drôle et émouvant. » Elle a apporté une touche de fraîcheur à un contexte pourtant rigoureux.
Pio Marmaï interprète Antoine Balestro, le peintre. C’est un acteur formidable, doté d’une filmographie très variée. Il avait déjà collaboré avec Salvadori sur trois films : Dans la cour en 2014, En liberté ! en 2018 et La Petite bande en 2022. Il existait donc déjà une complicité entre eux. Son jeu est très poétique, inspiré, et il incarne pleinement son personnage. Salvadori déclare : « Pio a un merveilleux sens du rythme et de la comédie. »


Gilles Lellouche incarne Armand, le galeriste. Lellouche est lui aussi un artiste remarquable, comme en témoigne sa carrière. Il apporte toute son élégance au film, et son personnage de marchand d’art lui confère une aura à la fois romantique et cynique. Un équilibre extraordinaire, car son interprétation est audacieuse.
Vimala Pons incarne Irène, la défunte épouse d’Antoine. Artiste aux multiples talents, elle est également comédienne, plasticienne, artiste de cirque, metteuse en scène et compositrice. Française d’origine indienne, elle est parfaitement à sa place dans le rôle d’Irène, avec une élégance naturelle et un charme irrésistible. Selon Salvadori : « Elle a un côté anticonformiste. Sa façon de travailler est unique. Il faut se laisser aller et lui faire confiance. »

Équipe technique
Toute l’équipe technique était formidable, du décorateur Angelo Zamparutti à la photographie de Julien Poupard, des costumes de Virginie Montel aux maquillages et coiffures.
Tournage
Le film a notamment été tourné au parc de la Chartreuse à Liège pour les décors de la maison et en région parisienne, plus précisément à Montmartre et Meaux, pour les décors de la maison et de l’atelier du personnage d’Antoine.


Liste Technique
Scénario : Benjamin Charbit, Benoît Graffin et Pierre Salvadori, d’après une idée originale de Robin Campillo et Rebecca Zlotowski présente dans le scénario du film Planetarium
Musique : Camille Bazbaz
Photographie : Julien Poupard
Costumes : Virginie Montel
Montage : Anne-Sophie Bion
Production : Philippe Martin et David Thion
Coproduction : Jacques-Henri Bronckart et Tatjana Kozar
Sociétés de production : Les Films Pelléas et Versus Production
Sociétés de distribution : Diaphana Distribution (France), O’Brother Distribution (Belgique), Frenetic Films (Suisse)
(cr ph Diaphana Distribution, Les Films Pelléas)
